L’AUDIT SOCIAL ET LA PREVENTION DES RISQUES SOCIAUX

 

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L’importance des risques induits par la présence de personnes dans l’entreprise a été  perçue et soulignée très tôt. Un effort a également été fait pour chiffrer les coûts liés à cette présence en distinguant les coûts de fonctionnement et les coûts de dysfonctionnement.

Parmi les coûts de dysfonctionnement les plus fréquemment étudiés, peuvent être évoqués :

-         Le coût de l’absentéisme ;

-         Le coût des départs et remplacements ;

-         Le coût des accidents du travail ;

-         Le coût des conflits ;

-         Les coûts de sous utilisation du personnel.

 

Les progrès de la comptabilité des ressources humaines, de la comptabilité sociale et de la comptabilité socio-économique ont favorisé la prise en compte du risque social. L’influence des travaux d’Entreprise et Personnel, de l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail, de l'Ordre des Experts comptables, de l'ISEOR, doit sur ce point être soulignée. L'Entreprise attend à juste titre de l'audit social la possibilité de réduire les coûts sociaux et de prévenir les risques correspondants.

L’audit social doit permettre le diagnostic et l’évaluation des risques sociaux.

Il implique l’identification des domaines où existe un risque, c’est-à-dire l’éventualité que se produise un certain résultat, l’analyse des causes et le chiffrage des conséquences. Les risques sociaux à examiner peuvent être à court ou long terme, purs ou spéculatifs, objectifs ou subjectifs.

 

QUALIFIER LE QUANTITATIF

 

L’amélioration de la gestion des ressources humaines nécessite une utilisation conjointe des éléments qualitatifs et quantitatifs. L’auditeur doit avoir la préoccupation de qualifier le quantitatif.

Un « taux de départ en cours de période d’essai » est une donnée quantitative intéressante. Il est possible de disposer de données quantifiées plus fines »telles que taux par catégorie, par sexe, par âge ou bien selon l’origine du départ (à l’initiative du salarié ou de l’employeur). Un taux élevé permet d’identifier un problème éventuel. Ainsi si le responsable est fréquemment amené  à arrêter la période d’essai, cela peut être dû à des insuffisances dans le processus de recrutement. Cependant l’analyse du problème permettant la formulation de recommandations implique le recueil de données qualitatives. Un entretien en profondeur avec de nouveaux embauchés éclairera les perceptions de recrutement, de l‘accueil, du travail et de l’entreprise induisant un éventuel comportement de retrait. Il favorisera des recommandations pertinentes.

Un «  taux d’absentéisme » peut également être analysé de façon quantitative ou qualitative. L’analyse statistique des données d’absence permet de déterminer des comportements typiques des groupes ayant un absentéisme semblable. Elle ne permet pas de comprendre les différences entre services ou situations sociales et donc d’agir. L’approche culturelle s’attache à expliciter le sens les valeurs liés à ce comportement. Elle implique une méthodologie de diagnostic à base d’observations et d’entretiens.